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Papier d'Arménie
Carnets de papier imprégné de benjoin, à brûler pour parfumer la maison, fabriqués à Montrouge depuis plus d'un siècle.

Son histoire
Le Papier d'Arménie est né à la fin du XIXe siècle. Lors d'un voyage en Arménie, le chimiste Auguste Ponsot découvre que les habitants brûlent du benjoin, une résine tirée de l'écorce du styrax, pour parfumer leurs maisons. De retour en France, il met au point la recette avec le pharmacien Henri Rivier. Le premier carnet, le « traditionnel », est produit en 1885. Le principe n'a pas changé : le benjoin est dissous dans l'alcool, puis imprégné dans un papier buvard. La recette exacte reste un secret de fabrication. Les carnets sont toujours fabriqués à Montrouge, aux portes de Paris. Depuis 1991, l'entreprise est dirigée par Mireille Schvartz, arrière-petite-fille de l'un des cofondateurs. Le parfumeur Francis Kurkdjian a créé avec la maison le carnet « Arménie » et revisité la version à la rose. En 2023, la fabrique produisait 3,5 millions de carnets par an, dont 15 % partent à l'étranger.
Ses engagements
Une entreprise familiale, dirigée par une descendante d'un des fondateurs, qui fabrique toujours ses carnets en France selon une méthode traditionnelle.
Pourquoi nous l'avons choisie
Un geste simple et ancien pour parfumer la maison, avec un produit fabriqué en France par une maison familiale.